Au commencement était la robe…

…celle qui m’a réconciliée avec la couture, qui fait que je poste mon premier article aujourd’hui. Il faut dire qu’elle a passé un sacré bout de temps au placard, la machine. Quelques années en fait. Pas de place pour elle dans un studio étudiant (et peut-être un peu de déception). Il faut dire qu’il y a de quoi être traumatisée avec des résultats pareils :

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Arg.

Pourtant, j’étais en train d’apprendre par un moyen très académique, un BEP en 1 an, moi qui n’avais jamais vu une machine à coudre de ma vie avant cela. Heureusement, j’ai fini par me trouver professionnellement et changer de voie l’année suivante. La couture est un pur plaisir et j’avais envie que ça le reste. Passer 1 an sur un corset, si on en a envie.

Quelques années plus tard, me voilà catapultée dans la vie active, et ma passion refait surface. Une fête médiévale à co-organiser, le jour J qui se rapproche à la vitesse d’un tgv sur le point de me passer dessus et là un éclair de lucidité dans la confusion frénétique des derniers jours : en tant qu’organisateur, pas question de se pointer en docs tutu jeans baskets le jour J. Il me faut un costume, c’est quasi obligatoire. Les visions d’horreurs des costumes médiévaux de magasins bas de gamme une fois surmontées, je réalise mi-angoissée mi-frétillante que je vais devoir sorti la MAC de son placard si je veux ressembler à ça :

Les Très Riches Heures du Duc de Berry. Détail Juin.

Les Très Riches Heures du Duc de Berry. Détail Juin.

et non pas à ça :

déguisement

Mission n° 1 : récupérer THE tissu. Je me souvenais d’un tissu repéré chez Mondial, couleur sans nom (pour moi : myrtille) et bien épais. Car comme toujours, tout part d’un coup de foudre avec un tissu, et non d’un patron… C’est pour cela que je préfère faire les miens finalement car c’est souvent difficile d’adapter !Mais j’avoue que la fréquentation des sites, notamment Thread and Needle, et des blogs qui m’ont permis de découvrir les patronneurs indépendants, commence à me faire changer d’avis (affaire à suivre).

Je suis donc partie d’un bustier du commerce que j’aimais beaucoup (mais que je n’ose plus porter, c’était l’occasion) que j’ai rallongé et modifié au niveau de l’encolure. Des petites manches étaient prévues, mais étant donné le timing plus que serré, j’ai du laisser tomber.

Pour la jupe, je suis partie d’un autre vêtement, une robe longue à pli creux trop petite qui faisait un bruit de parachute et que je n’ai pas regretté de sacrifier. J’ai eu un mal fou à l’ajuster à mes nouvelles hanches du coup j’ai bidouillé direct sur le vêtement.

Le principal est que j’ai réussit à terminer à temps, en recyclant au passage l’un de mes déboires BEPesque, une chemise à manches gigantesques que j’ai coupé sauvagement en fermant les yeux et en me pinçant le nez.

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La robe ne ressemble pas du tout au modèle, on lui trouve un air vaguement médiéval (et encore), les finitions sont à vomir (j’étais un peu stressée par le temps il faut dire) mais je crois que c’était bien la première fois de ma vie, à part mon corset cousu sur un an, que

  1. je cousais mon propre patron
  2. j’en étais contente.

Robe médiévale MousseP1090351

Ce projet remonte un peu (2 ans) mais je le considère comme un nouveau point de départ, le niveau zéro. Mon capital sympathie pour ma machine est remonté en flèche, et je me suis décidée à récidiver, sans y être forcée cette fois.

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